Une chemise légère en coton

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Ce nouvel article aurait pu tout aussi bien se nommer « Le projet inattendu ». En effet, réaliser une chemise ne faisait pas du tout partie de mes plans. Mais voilà, ça, c’était avant d’aller faire un tour au salon Mode et tissus, à Sainte-Marie-Aux-Mines. Sur le stand Bleu des Vosges, juste au moment où la vendeuse coupait mon dernier coupon, je suis tombée sur un très joli coton tissé, assez souple et plutôt léger. En le voyant, je l’ai imaginé en chemise légère. Vous savez ce genre de chemise qu’on enfile sans se poser de question et dans lequel on est vraiment bien.^^ Bref, quelques instants plus tard, ce joli tissu avait rejoint mes autres coupons fraîchement achetés. 🙂

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Après le lavage du tissu, je me suis rendue compte qu’il s’agissait de deux voiles tissés ensemble au niveau des petits motifs rectangulaires. Les voiles présentent un tissage peu serré, ce qui donne un rendu assez souple et léger. Par contre, l’inconvénient est sa capacité à s’effilocher très rapidement. J’avais un peu peur que mon projet parte en lambeau, mais au finale, en faisant attention de ne pas manipuler les pièces trop souvent, cela s’est plutôt bien passé.

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Concernant le modèle, j’étais curieuse de découvrir la marque Orageuse pattern, dont j’aime beaucoup l’univers. J’ai choisi d’utiliser le modèle Rome avec le kit permettant d’ajouter des manches. Niveau instructions de montage, ce fut une bonne surprise : les explications sont soignées, accompagnées de schémas précis. Par contre, je n’avais pas vu (enfin lu 😉 ) que le kit Manches contenait de nouvelles pièces devant et dos (l’emmanchure est différente de la version initiale). J’ai donc imprimé bien plus de pages que nécessaire… Dommage, mais cela n’est pas forcément gâché, car j’imagine tout à fait réaliser une version sans manche pour cette été.^^

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Le modèle propose 2 types de poches : l’une avec un bouton, l’autre avec plis religieuses. J’ai trouvé cette dernière version très jolie, j’ai donc choisi de la réaliser et de la dupliquer sur l’autre côté. 🙂

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En parlant de plis, j’aime aussi beaucoup le jeux de plis proposés au dos de la chemise. Ils ne furent pas simple à réaliser dans ce tissu souple, mais en marquant précisément les repères et en allant doucement, j’y suis arrivée.^^ Le seul petit détail un peu moins joli se situe au niveau du pli plat au centre. Il est seulement plié et repassé. Du coup il ne reste pas bien plié et les coutures des autres plis sont visibles. Cela me gênait un peu au départ, mais comme indiqué plus haut, ce n’est au final qu’un détail. 🙂

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J’ai suivi les explications du modèle pour réaliser la fente poignet. J’avoue que cette partie fut vraiment très délicate, notamment quand on nous demande de replier deux fois sur 5 mm . Il n’est pas évident d’être si précis, surtout en utilisant un tissu qui s’effiloche autant. Par ailleurs, il y a une étape que je n’ai pas dû comprendre, car à la fin, je me suis retrouvée avec un bord franc sur l’envers. Bref, la finition n’était pas jolie, mais surtout -sachant que j’allais souvent porter  ma chemise manche remontée-, j’avais un doute sur la solidité de la fente.

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J’ai donc choisi de renforcer le haut de la fente, en ajoutant un petit rectangle sur l’envers :

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Concernant les ajustements, j’en ai réalisé qu’un seul. Lors de l’essayage des manches, j’ai rencontré un problème de largeur : elles étaient vraiment étroites. Je pliais difficilement le coude et ne pouvais pas remonter mes manches. J’ai eu beau chercher, refaire rapidement une nouvelle manche dans un autre tissu pour vérifier si je ne m’étais pas trompée quelque part, je n’ai, pour le moment, pas compris le problème. J’ai également contacter la marque pour leur expliquer mon souci, mais pour l’instant nous n’avons pas trouvé. Je mettrais à jour cet article, si on arrive à résoudre ce mystère. 🙂

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Quoiqu’il en soit, pour pouvoir finir mon projet, j’ai décidé d’ajouter une bande de 4 cm (sans compter les marges) au niveau du dessous de manches. Certes, c’est du rafistolage, mais je n’avais pas d’autres solutions, n’ayant pas assez de tissus pour recouper de nouvelles pièces. Par contre, en faisant ce type de modification, j’avais un peu peur de rencontrer des problèmes au niveau des emmanchures. Mais ouf ça peut aller, je n’ai pas eu besoin de me casser la tête, comme ce fut le cas pour ma blouse Dahlia. Mes manches sont assez amples ainsi. Je peux bouger sans me sentir à l’étroit et l’ajout de cette bande ne se voit pas trop.^^

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Pour le bas, j’ai choisi de ne pas réaliser la fente côté. Pour quelle raison, je ne sais plus trop, mais il y a certainement un peu de flemme là dessous. 🙂

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Pour finir ma chemise, j’ai utilisé des petits boutons nacrés, de formes carrées, qui je trouve, se marie bien avec le motif du tissu.

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Enfin, étant donné le type de tissu utilisé (double voiles), les ourlets du bas de chemise ne m’ont pas semblé, de prime abord, simple à réaliser. J’ai donc choisi de procéder de la manière suivante :

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Schéma 2

 

Schéma 3

 

Et voici le résultat sur l’envers et l’endroit :

Schéma 4

Schéma 5

 

Je trouve cette technique précise, ce qui permet d’obtenir de jolies finitions. J’utilise souvent mon pied ourlet invisible de cette façon, pour faire mes ourlets à double replis, notamment quand il s’agit de tissu souple.

 

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Je pense avoir fait le tour de ce projet. J’ai bien aimé réaliser cette chemise, même si le tissu n’est certainement pas le plus simple à travailler. Portée quelques jours, elle correspond pour l’instant, très bien à l’idée que j’avais en tête, lorsque j’ai découvert ce joli coupon.^^

A bientôt et joli week-end à tous!

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Bilan de ma garde-robe capsule 2017

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Quelle drôle d’idée de revenir sur ce défi plusieurs mois après la fin. 🙂

J’avoue, j’avais prévu de le faire bien plutôt, mais voilà l’envie d’écrire à ce sujet n’était pas là. Peut-être avais-je simplement besoin de digérer ce challenge ? Car quand on y repense, coudre pendant 12 mois d’affiler un vêtement par mois, c’est quand même un sacré défi. 🙂

Et puis au fond, prendre un peu de recul n’est peut-être pas une mauvaise idée. Cela permet, par exemple, de laisser un peu de temps pour porter mes derniers projets cousus.

Aujourd’hui, je vous propose de passer en revu mes douze projets, histoire de voir lesquels j’aime porter un peu, beaucoup, passionnément, voir pas du tout. 😉

Allez hop, c’est parti!

Remontons le temps et revenons fin janvier 2017.

01 Chemise Bruyère F

– Une chemise fleurie –

Alala cette chemise! Même après plus d’un an, j’aime toujours autant la mettre. Elle fait partie de ces vêtements, qui ne reste pas longtemps dans ma penderie. Et malgré cela, elle n’a pas bougé : je viens de vérifier en la comparant avec une chute du tissu, les couleurs sont toujours aussi belles. La coupe ajustée du modèle Bruyère me plaît beaucoup aussi, je me sens bien dedans. J’aimerai en réaliser une 2ème, mais j’attends de trouver le bon tissu.^^

 

02 Pyjama F

– Un pyjama –

Par contre, voici un projet que j’ai, à l’inverse, laissé dans ma penderie. La raison principale est dû au choix des matières. Le jersey, utilisé pour le haut, ne semble pas de bonne qualité et se déforme. De plus, le tissu du pantalon a beau être souple, je ne me sens pas bien dedans. Il n’est certainement pas assez élastique et la coupe est trop ajustée au niveau des cuisses. Bref, j’ai du porter cet ensemble une ou deux fois seulement.

 

03Hautjersey2 F

– Un sweat à capuche –

Oh, voici mon sweat doudou^^. Il a beau avoir des bouloches de partout et une tâche que je n’arrive pas à enlever, j’adore l’avoir sur moi. Je me suis blottie de dedans une bonne partie de cet hiver. Bref, il fait partie de ces vêtements, qui même un peu abîmés, sont toujours un plaisir à enfiler. 🙂

 

05 Pantalon Ginger F

– Un pantalon jeans –

Celui-ci, c’est la belle surprise de ce challenge. Après l’avoir fini, je n’étais pas certaine d’aimer le porter. J’avais aussi peur que les coutures lâchent, à cause d’un mauvais choix de fil. Bref, il a fallu s’apprivoiser. Et bonne nouvelle, nous nous entendons très bien. 🙂 Je le porte souvent et me sens bien dedans. Les coutures principales tiennent, seuls certains points ont sauté au niveau des dessins sur les poches arrières. Par contre, même après de nombreux lavages, mon tissu continue de dégorger. J’ai les mains bleus à chaque fois que je le porte ! Je pensais avoir trouvé le tissu parfait pour faire des jeans, mais finalement je cherche encore. 😉

 

05blouse F

– Une blouse fleurie –

Ce projet m’aura au moins permis de comprendre une chose : arrêter d’acheter du tissu en polyester pour réaliser mes vêtements. Car je ne me sens pas bien dans ce type de matière. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, je l’ai peu porté à cause de ça. Dommage, car côté entretien, elle ne se froisse pas du tout.

 

06Combishort F

– Un combishort –

Oh cela fait plaisir de penser à ce projet. Hâte d’être en été pour pouvoir le porter. Bon, pour tout vous dire, je l’ai peu mis l’été dernier, car il faut que je rajoute une pression au niveau du décolleté, pour que celui-ci ne soit pas trop prononcé. C’est bête comme raison tout de même. Mais allez, si j’ai vraiment envie de l’enfiler cet été, je vais bien trouver un minimum de motivation pour coudre une pression, non? 😀

 

07Short en lin F

– Un short –

Pour ce projet, je dis « Deuxième chance ». 🙂 En effet, je n’ai pas eu l’occasion de le mettre l’an dernier, et je ne me rappelle pas pourquoi. Je l’ai peut être fait un peu trop tardivement. Bref, je verrais bien si cette année je l’utilise.

 

08Gilet F

– Un gilet –

J’aime beaucoup la forme de ce gilet, je l’ai porté quelque fois en septembre. J’espère pouvoir le ressortir maintenant que les beaux jours reviennent.^^ Pas grand chose d’autre à dire dessus, la maille n’a pas bougé pour le moment, mais en même temps, j’ai du le laver seulement une ou deux fois.

 

09JupeCulotteGalleria F

– Une jupe-culotte –

En terminant ce projet, je savais qu’il était peu probable que je le porte. Par contre, j’avais du mal à comprendre pourquoi. Avec le recul, je pense que je n’aime pas la taille haute. Je ne suis pas à l’aise dans ce type de pantalon ajusté à la taille. Je me note de faire attention à ce point la prochaine fois.

 

10Robe Alma F

-Une robe noire –

Là il s’agit du souvenir d’un joli moment à imaginer une petite robe. J’aime ces challenges, où je mets de côté le temps d’un projet, le côté fonctionnel et portable d’un vêtement. Cela me rappelle mes débuts en couture où cela m’importait peu de faire des vêtements pratiques et facile à porter au quotidien. J’avais seulement envie de créer de nouvelles choses. En voyant cette petite robe, que j’ai aimé imaginer, je me dis que je devrais peut-être plus m’autoriser à être moins raisonnable parfois. Et pourquoi pas oser faire des projets un peu fous. 🙂

 

11MaillotdebainJalie F

-Un maillot de bain –

Wahou, j’ai fait un maillot de bain! Vraiment là, sans ce défi, je ne pense pas que j’aurai tenté de me lancer dans ce genre de projet. Bon bien entendu il est trop petit et je ne crois pas que ma sœur le porte car il est un peu transparent. Mais l’important n’est vraiment pas là. Ce type de projet ne me fait plus peur. Dès que je trouve le bon tissu pour en faire un nouveau, je retente l’expérience, car j’ai vraiment envie de faire mes propres maillots de bain.^^

 

12ManteauTosti F

– Un manteau –

Je n’aurai pas pu rêver mieux comme fin de challenge. 🙂 J’ai mis ce manteau presque tous les jours pendant les mois de février et de mars. Je ne pensais pas autant aimer le porter. Mais finalement, je l’ai très vite adopté : il est agréable à porter, mes doubles poches sont fonctionnelles et me permettent de garder les mains bien au chaud^^. Il est assez long pour cacher mes gilets et assez grand pour pouvoir ajouter plusieurs couches en dessous. Car oui, le seul inconvénient est qu’il n’est pas assez chaud quand les températures sont autour de 0°C. Mais cela ne me gêne pas. Je préfère de toute façon ne pas avoir trop chaud dans un manteau et ajouter une grosse polaire si les températures sont négatives. Et puis l’avantage est qu’il se transforme, en enlevant la capuche, en vêtement de mi-saison. Et ça je confirme, j’adore^^.

Pour résumé ce challenge, je souhaitais au départ compter le nombre de projets réellement portés, mais après réflexion, je ne suis pas sûre que cette donnée soit la plus importante.  Quand je relis mes paragraphes ci-dessus, je me rends compte que ces 12 projets m’ont tous appris quelque chose : utiliser de nouvelles matières ou arrêter d’en utiliser certaines, découvrir de nouvelles techniques, identifier des coupes dans lequel on se sent à l’aise ou pas, commencer à patronner… Au final, le fait de coudre autant de projets divers et variés m’a surtout aidé à progresser. Et je crois que le plus important est là. 🙂 Bien entendu sans ce challenge j’aurai peut être réalisé un nombre similaire de projets, mais il m’a certainement permis de sortir plus facilement de ma zone de confort. Alors forcément, il y a des projets un peu moins réussis que d’autres, mais c’est tellement normal quand on apprend 🙂 De toute façon, cela fait partie de la couture, et cela ne rends que plus beau les projets réussis^^ Bref, je remercie Clotilde pour cette belle initiative, qui fut une chouette aventure et dont je garderai un joli souvenir !

 

A très bientôt!

Un petit haut tacheté

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Parfois, je me demande si les tissus n’ont pas des pouvoirs magiques, car comment expliquer le fait qu’une viscose avec des taches puisse me donner envie de l’acheter et de la coudre sur le champ ? Car même si j’aime les imprimés, je n’aurais pas cru qu’un tissu aussi chargé puisse me plaire autant et encore moins d’avoir envie de le coudre dans la foulée. Forcément, il m’a jeté un sors, non?

Mouais, il y a certainement une explication plus rationnelle. Quoiqu’il en soit, un soir après un passage chez Mondial Tissus, je me suis retrouvée avec cet imprimé entre le main, impatiente de commencer mon nouveau projet.

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Pour le patron, j’ai eu envie d’utiliser le modèle Dahlia de Dessine moi un patron, car je trouve que ce patron a une jolie silhouette avec son col froncé et ses manches ajustées. Il m’a semblé être adapté, car il est difficile de distinguer les détails en utilisant ce genre de tissu (on voit moins les petites erreurs aussi 😉 ), donc j’avais plutôt envie d’un modèle avec de jolis contours.

Concernant la taille, j’ai choisi de partir sur un 38. Je n’arrive pas à me rappeler pour quelle raison j’ai fait ce choix peu judicieux (je viens de nouveau de regarder le tableau des tailles, et la taille d’en dessous me paraît plus adaptée). Lors du première essayage (après avoir assemblé le devant au dos), je me suis vite rendue compte que ma blouse allait être bien trop large. Je me suis donc mise en tête de la réduire drastiquement, jusqu’à ce que mon impression de vêtement informe se dissipe.

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J’ai tout de même procéder doucement en enlevant cm par cm, afin d’éviter d’avoir une blouse trop ajustée. Au final j’ai supprimé, de chaque côté, entre 2,5 à 3,5 cm. J’ai, par exemple, enlevé jusqu’à 14 cm (au total) au niveau de la taille. Vu les problèmes rencontrés suite à cette modification, je me suis demandée si cela valait vraiment le coup de rétrécir autant la largeur de ma blouse. Mais quand je vois la photo ci-dessous, je suis rassurée, car cela correspond bien à ce que j’avais en tête^^.

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Maintenant faire ce type de modifications lourdes a des conséquences. Je le savais mais j’avais mis cela de côté, obstinée à vouloir une blouse avec un joli contour 🙂

Au moment de monter les manches, j’ai dû revenir à la réalité : à force de grignoter les côtés, une partie des zones d’emmanchures du devant et dos avait disparu. J’ai donc tenté de redessiner l’emmanchure en m’aidant du patron. Mais lors du première essayage, un autre problème est apparu : les épaules étaient bien trop larges. J’avais aussi repéré lors de mes précédents essayages que la pince poitrine n’était pas positionnée au bonne endroit. En mode expérimentation totale, j’ai choisi de supprimer 1 cm au niveau des coutures épaules pour pouvoir remonter la pince, puis j’ai revu l’inclinaison de l’emmanchure dans le but de régler le problème de longueur d’épaule. Lors du second essayage, la pince poitrine était beaucoup mieux placée, mais par contre il a fallu encore revoir les épaules. Au final, je pense avoir enlever 2 cm de chaque côté. De plus, plusieurs retouches ont été nécessaires pour me sentir bien dans ce haut. Je me suis par exemple, rendue compte que la couture d’épaule partait vers l’arrière et par conséquent que la manche ne se positionnait pas bien… Comme je ne pouvais pas tout revoir, j’ai choisi de décaler de 1 cm le haut de la manche par rapport à la couture d’épaule.

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Je ne sais pas  si mes explications sont très claires. Quoiqu’il en soit, je ne regrette pas ces petites expérimentations. Car même si j’ai plus d’une fois voulu balancer mon projet dans un coin (D’ailleurs, merci viscose ensorceleuse, c’est grâce à toi si je suis arrivée jusqu’au bout 🙂 ), je pense avoir appris des choses. Par exemple, la dernière  modification a été corrigée par ma professeur de couture. Elle était pourtant simple à voir : la couture sur une partie du devant de l’emmanchure n’était absolument pas droite. Quand elle me l’a montrée, cela semblait évident. Bref, je retiens cela : penser à poser plus souvent mon encours sur le mannequin – me poser aussi 🙂 – puis observer mon projet.

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Concernant l’encolure, le patron propose de réaliser un ourlet sur la pièce froncée. J’ai préféré la doubler, trouvant le rendu plus propre ainsi. De plus, afin d’assurer une bonne tenue, le pied de col ainsi que la moitié de la pièce froncée a été thermocollé à un entoilage très souple.

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J’ai également réduit ces 2 pièces à une hauteur d’environ 2cm, car lors de l’essayage, les fronces étaient un peu trop proches de mon menton à mon goût (pas trop envie d’être chatouillée à chaque fois que je penche un peu trop la tête 😀 ).

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Pour fermer le col, j’ai choisi de faire simple en utilisant des agrafes. Je ne suis pas certaine que ce soit le meilleur choix, car comme l’encolure n’est pas du tout serré, mon haut a tendance à s’ouvrir facilement.

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Par ailleurs, c’était la première fois que je cousais un vêtement de cette marque de patron. Il est assez difficile de donner un avis, vu que je me suis clairement trompée de taille au départ et que je souhaitais un vêtement plus ajusté que la version proposée. Maintenant j’avoue avoir été assez surprise en découvrant le livret explicatif, qui je trouve, manque d’une vraie mise en page. Je ne parle pas d’avoir forcément une jolie présentation, mais au moins d’éviter d’avoir à tourner une page pour lire les derniers mots d’un paragraphe, ou d’avoir le schéma se référant à un paragraphe à un autre endroit. Bref, ce ne sont certainement que des détails, mais je trouve que cela ne facilite pas la compréhension et ne donne pas envie de lire la notice, ce qui est réellement dommage, vu le nombre de dessins/explications contenus dans le livret.

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Pour terminer, malgré ces petits défauts et ce nombre important de modifications, j’apprécie de porter cette blouse. Même si elle mériterait d’être reprise au niveau de l’encolure (qui a tendance à remonter), je me sens à l’aise dedans. Et ça, c’est déjà un exploit, car en milieu de parcours, j’ai eu peur de ne jamais arriver à l’ajuster correctement. Mais il faut croire que cette viscose  avec ses pouvoirs magiques (euhh… faut peut-être que j’arrête avec ça, je vais commencer à y croire 😉 ) m’a bien aidée à avancer.

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Coudre du softshell

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Coudre un manteau a été l’occasion de travailler des matières, que je n’osais pas utiliser jusqu’à présent. Le softshell fut certainement l’élément sur lequel je me suis le plus interrogée lors de ce projet.  J’ai donc eu envie de partager par ici mon expérience sur la couture de cette matière.

Comme indiqué lors de mon précédent article, le softshell est un tissu avec une face hydrofuge sur l’extérieur et une face polaire sur l’envers. Il ne marque pas les plis et est résistant aux salissures. Ce sont ces caractéristiques qui m’ont convaincue de l’utiliser pour réaliser le manteau Tosti.

J’ai choisi d’utiliser un softshell bleu foncé, provenant de chez Rascol. Avant de commencer, j’ai hésité à laver mon coupon. Comme sur le site de Rascol, il était indiqué qu’un lavage à 30° était possible, j’ai tenté… Je ne suis pas certaine que cela fut une très bonne idée, car après lavage, je trouve que le côté déperlant a été altéré. Note à moi même : toujours faire un essai si j’ai un doute. 🙂

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En recevant ma commande, je fus également surprise par la souplesse de cette matière, étant donné son épaisseur. Par contre, j’ai eu un doute en superposant plusieurs couches de tissu l’une sur l’autre : il m’a semblé qu’il serait difficile d’obtenir des finitions nettes, dès que le nombre de couches cousues ensembles seraient supérieures à 2. Or mon projet, avec ses nombreux détails, comptait beaucoup de coutures multi-couches.

Pour me simplifier la tâche, j’ai choisi d’utiliser une gabardine en complément du softshell, pour toutes les parties non visibles quand le manteau est fermé.

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Par exemple, toutes les parmentures sont en gabardine, ou encore le verso des rabats des poches. Ceci m’a permis de marquer plus facilement les plis et les angles. Les surépaisseurs étant limitées, les surpiqûres furent plus simples à réaliser.

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Aux endroits où il n’était pas possible d’utiliser de la gabardine, je me suis servie du super avantage du softshell : il ne s’effiloche pas. Je n’ai donc pas hésité à réduire au maximum les marges de couture pour limiter les surépaisseurs. Par ailleurs, à chaque fois que je terminais une couture, je crantais les angles aux extrémités. Ceci m’a permis de mieux gérer les épaisseurs lors des coutures transversales (cf. schéma ci-dessous).

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De plus, le softshell ne marquant pas les plis, toutes les coutures d’assemblage ont été ouvertes (ou pliées sur un côté), puis surpiquées.

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Vous l’aurez donc compris, le nombre de surpiqûres fut conséquent. Pour les réaliser, j’ai utilisé un de mes pieds fétiches. 🙂 Normalement, il sert pour faire les ourlets invisibles. Mais avec sa barre métallique au milieu, que j’utilise comme buté ou guide (en fonction de l’endroit), je le trouve vraiment pratique pour coudre précisément les surpiqûres.

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Pour coudre mon manteau, j’ai utilisé une aiguille Jean 90. Je n’ai aucune idée si ce type d’aiguille est réellement recommandé pour le softshell, mais suite à quelques essais, elle m’a semblé être la plus adaptée.

De plus, je n’ai pas rencontré de problème particulier au niveau de l’entraînement des pièces, que ce soit du côté polaire ou softshell. Il ne fut pas nécessaire d’utiliser des pieds spéciaux, type pied à double entraînement par exemple. Par contre, étant donné le niveau d’épaisseur, j’ai eu besoin d’une cale pour mettre le pied de biche bien plan et permettre l’entraînement du tissu à chaque début de couture.

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Pour la cale, j’utilise un jeux de plaquettes, livré avec certaines machines Bernina. Je remercie ma petite maman de me l’avoir donné (les plaquettes, pas sa Bernina 😉 ), car il m’a rendu un grand service pour ce projet. Bien sûr, il est possible de créer une cale avec une lanière ou un tissu épais, mais comme ici, le niveau d’épaisseur pouvait varier d’une couture à l’autre, il suffisait de positionner l’une sur l’autre les différentes plaquettes pour obtenir facilement la bonne hauteur.

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De plus, comme les épaisseurs variaient, il a été nécessaire d’ajuster régulièrement la tension du fil. Pour cela, après quelques essais, je me suis rendue compte que j’avais besoin de l’augmenter quand le nombre de couches augmentaient. Pour quelle raison? Je ne sais pas, car à première vue, il m’aurait semblé plus logique de baisser la tension au lieu de l’augmenter.  Bref, je pense que le plus important à retenir est de faire des essais en faisant varier le nombre d’épaisseurs, afin de vérifier si un ajustement de la tension est nécessaire quand le nombre de couches change.

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Et voilà, je pense avoir fait le tour des points que je souhaitais aborder. La couture d’une matière particulière comme le softshell fut très instructive. J’ai hésité et ne regrette pas l’expérience, car elle m’a appris une chose importante : chaque matière a des inconvénients, mais aussi des avantages. Je pense qu’il est important de bien les identifier pour pouvoir adapter sa façon de coudre. Même si certaines parties furent délicates, j’ai pris vraiment plaisir à coudre cette matière. Cela m’a donné envie d’apprendre à apprivoiser d’autres matières, qu’elles soient souples, légères ou épaisses…^^

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Un manteau et une capuche bordée de fourrure

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Faire un manteau bleu avec une capuche toute douce, entourée de fourrure blanche. Voici une idée, ou plutôt un doux rêve, que j’ai eu en tête un jour de grand froid, il y a un peu plus d’un an.

Comme beaucoup d’idées qui me traversent l’esprit, elle aurait pû s’envoler après s’être frottée à pleins de doutes et d’incertitudes : trop compliqué, machine pas assez puissante, tissu difficile à trouver… Mais il faut croire, si j’écris cet article aujourd’hui, que cette petite idée s’est bien accrochée. 🙂

Quand je repense à toutes les étapes, aux heures à réfléchir à mon projet et à celles à couper, coudre et découdre…, j’ai encore du mal à réaliser que mon manteau est terminé. Pour pouvoir réaliser qu’il est bien fini, j’ai besoin – je crois – d’écrire par ici pour raconter cette aventure (oui oui pour moi, cela en est une ;-)).

Allez, hop c’est parti!

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– Les tissus –

Il y a un an, l’envie de réaliser ce manteau étant vraiment là, il m’a semblé que le plus compliqué serait de trouver le bon tissu. Mon premier défi fut donc de partir en quête de mon tissu principal. Je le voulais imperméable dans un joli bleu foncé, mais pas trop. Je me suis mise en mode recherche : dès que je rentrais dans un magasin de tissu pour acheter d’autres tissus 😉 , je vérifiais s’il n’ y avait pas ce genre de tissus. J’ai également commandé au moins une quinzaine d’échantillons sur différentes boutiques en ligne. J’ai hésité pendant longtemps sur certaines matières comme par exemple les gammes Seeland ou Peach , proposées par Tissus actifs. Mais au final, je suis revenue à ma première idée : utiliser un softshell. Il s’agit d’un tissu avec une face hydrofuge et l’autre polaire. Si j’ai hésité avant de partir sur cette matière, ce fut à cause de son épaisseur. Je savais que certaines étapes seraient délicates. Mais il me semblait être le meilleur compromis pour obtenir un vêtement un minimum chaud, sans avoir besoin d’ajouter une couche supplémentaire entre le tissu principal et la doublure. Le softshell utilisé vient de chez Rascol. Ce fut une belle surprise en découvrant ma commande, car la couleur correspondait exactement à ce que je souhaitais.

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Pour faire la bordure de la capuche, j’ai utilisé une fourrure à poils longs, assez épaisse mais très belle^^, trouvée chez Ma petite mercerie. L’intérieur a été doublé avec une fourrure bien plus fine, trouvée chez Mondial Tissus.

En ce qui concerne la doublure du manteau, j’ai utilisé une toile imprimée de chez Mondial Tissus. Alors oui, ce n’est certainement pas le tissu idéal pour faire une doublure, mais j’ai flashé sur ce dessin géométrique, qui me faisait penser à des flocons de neige, et ne suis pas arrivée à sortir cette idée de ma tête (j’ai même voulu, à un moment, faire imprimer ce motif sur un tissu plus adapté, mais me suis dit que j’allais peut-être un peu loin dans le détail 🙂 ). Par contre, les manches ont été réalisées en satin de polyester  pour enfiler plus facilement le manteau.

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– Le patron –

Au tout début, ne trouvant pas exactement le modèle souhaité, j’avais en tête de me baser sur le Kelly Anorak de Closet Case patterns. Mais ensuite, je suis tombée sur un article de Thread&needles, qui présentait notamment les patrons de la marque Waffle patterns. En consultant le site de la boutique, j’ai immédiatement flashé sur le modèle Tosti. Il correspondait vraiment bien à ce que je souhaitais : une coupe ajustée, une jolie capuche qui peut s’enlever, pleins de poches dont une intérieure et pleins de surpiqûres comme j’aime. 😀

Petit détail : le patron n’était disponible qu’en anglais. Mais après avoir parcouru la notice, je fus assez rassurée : les schémas sont très détaillés et permettent de comprendre assez facilement. Il faut tout de même avoir des bases en anglais et prendre le temps de lire. Mais pour des personnes, qui comme moi ne sont pas des spécialistes de cette langue, il n’y a rien d’insurmontable. 😉

J’ai choisi d’utiliser la version pdf. Le nombre de pièces est impressionnant : 37 pièces réparties sur 73 pages à assembler et découper. Cela est fastidieux, certes, mais ce genre de travail ne me dérange pas (est-ce que quelqu’un me comprend? ou suis-je réellement folle d’aimer mes séances de découpage-collage?^^)

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– Le choix de la taille –

Le patron n’est pas forcément conseillé pour des tissus épais. De plus, il était probable que le softshell seul ne tienne pas suffisamment chaud, si les températures descendent un peu trop bas, nécessitant donc de mettre un pull supplémentaire. Pour ces deux raisons, j’ai préféré partir sur la taille supérieure (T.38) à celle préconisée par le patron. Les mesures du vêtement fini m’ont également aidé à prendre cette décision. Au final je ne regrette pas ce choix, le manteau est ajusté, mais me permet de mettre une veste polaire dessous.

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– La découpe des pièces –

Cette étape fut assez longue et pas seulement à cause du nombre de pièces. J’ai surtout voulu prendre mon temps, car je savais qu’une erreur à ce moment là pouvait être compliquée à rattraper au moment de l’assemblage. J’ai numéroté mes pièces directement sur les tissus et ai reporté le plus précisément possible l’ensemble des repères.

– La création des poches –

Comme indiqué plus haut, le modèle Tosti propose de nombreuses poches : 4 sur le devant (avec différentes versions possibles sans et avec fermeture à glissière), 1 sur la manche et 1 à l’intérieur dans la doublure.

Pour les deux poches au niveau de la poitrine, j’ai pris le partie de ne réaliser que les rabats, car je ne voyais pas trop leur utilité, si ce n’est pour faire joli :-). Il s’agit donc de fausses poches. Pour avoir de jolies surpiqûres, le rabat est doublé avec une gabardine de la même couleur, permettant ainsi de limiter les surépaisseurs.

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J’ai ensuite réalisé les deux poches basses du devant. Ce fut certainement l’étape, qui m’a demandé le plus réflexion. Même si le modèle proposait déjà deux versions, j’avais envie de poches à la fois fermée (pour pouvoir y glisser mes clefs par exemple) et de poches ouvertes, avec de la fourrure, dedans pour mettre facilement mes mains bien au chaud^^. Pour pouvoir réaliser ce type de poches complétement contradictoires :-), j’ai choisi de reprendre le principe de la poche plaquée, proposée sur le Kelly anorak et de positionner une poche zippée à l’intérieur de la première, comme s’il s’agissait d’une poche secrète, que personne ne voit, sauf moi. 😉 Mon idée est certainement un peu compliquée, mais je suis ravie du résultat. Maintenant, il reste à voir avec le temps, l’utilité de cette poche 2 en 1. 🙂

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J’ai également choisi de poser la poche sur la manche, aimant beaucoup ce détail, proposé par le modèle. La couture du softshell ne fut pas simple à ce moment-ci, car cette matière ne tient pas vraiment une fois pliée au fer (ce qui est aussi un avantage car mon manteau ne se froisse pas^^). Il a donc fallu faufiler cette pièce avant de pouvoir l’assembler à la manche. Par contre, cette poche n’a pas vraiment d’utilité : pas grand chose rentre dedans, même pas une carte. 🙂

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La dernière poche se situe à l’intérieur. Il s’agit d’une poche passepoilée à deux rabats. Je ne connaissais pas la technique employée, que j’ai trouvé bien plus simple que celle que j’utilisais jusqu’à présent. Par contre j’ai eu un problème avec le rabat du dessus, je n’avais plus assez de tissu pour le former (erreur lors de la découpe?). J’ai eu à ce moment là, la flemme de le refaire. En écrivant cela, je me rends compte de mon esprit totalement contradictoire : je suis capable de découper/assembler 73 pages, recommencer 3 fois une poche du devant, mais par contre, j’ai la flemme de découper un nouveau petit rectangle?! 🙂 Bref, n’essayons pas de comprendre. 😉 Le plus important est que le rendu de cette poche me convienne.

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– Le montage du manteau –

Mes poches terminées, l’assemblage s’est plutôt bien passé. J’ai dégarni au maximum les valeurs de couture, afin de pouvoir gérer au mieux les surépaisseurs. J’ai eu un petit souci avec les surpiqûres : certains points ne se faisaient pas. Je ne sais pas exactement la raison de ce problème, car j’ai modifié plusieurs éléments en même temps pour le résoudre : remis mes fils, changé l’aiguille et réglé la tension du fil.

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– La capuche –

Celle proposée dans le modèle n’était pas bordée de fourrure, mais si j’ai eu envie de faire ce manteau, c’est à cause de cette caractéristique. 🙂 J’ai donc inséré un rectangle de fourrure plié en deux entre la capuche et sa doublure. Ce fut vraiment délicat car il y avait bien 1 cm d’épaisseur, mais ma machine a tenu le coup (même si elle a affiché 3 fois un message d’erreur – ouille le moteur…) et aucune aiguille n’a été cassé. Bref pas sûre que je retenterai l’expérience. La largeur de ma bande est peut-être un peu grande donnant à la capuche une ampleur importante. Mais ça passe et au moins je n’aurai pas froid à la tête. 🙂

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Le détail que j’aime par dessus tout dans ce modèle est la possibilité de pouvoir enlever la capuche. Cela me permets donc de supprimer ma capuche très hivernale et de pouvoir porter mon manteau comme un anorak à la mi-saison. Bref, j’adore.

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– Petits détails –

Parce que je tenais à ce petit détail, j’ai cousu à la main un petit écusson sur la deuxième manche. J’ai mis du temps à le trouver celui-ci^^. Il provient de chez Tissus du renard. Et puis bien sûr, une petite étiquette pour finir complétement mon manteau.^^

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– Et pour finir… –

J’aurais encore pas mal de péripéties à raconter sur la réalisation de ce projet. Mais pour l’instant, je vais m’arrêter ici (par exemple, j’ai en tête de faire un article spécifique sur la couture du softshell, car j’ai plein de choses à dire à ce sujet :-D).

Comme vous l’aurez compris, ce fut un de mes plus gros projets. Il a été très prenant, parfois stressant, mais quel joli challenge, qui m’a tellement appris! Je ne pensais pas un jour arriver à réaliser ce type de projet. Ce fut juste magique de voir apparaître petit à petit, ce que j’avais en tête.^^

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Il clôture aussi d’une jolie façon ma garde-robe capsule 2017.

A très bientôt pour un petit debrief à ce sujet ! 😉

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Une jupe-culotte

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Il y a des projets comme ça, qui sont réellement difficiles à réaliser. Ce ne sont pas forcément les plus complexes d’ailleurs. Et je ne saurais pas vraiment dire pourquoi, celui, que je vous présente aujourd’hui, l’a été.

Tout à commencer il y a deux ans, quand j’ai découvert le joli patron de Secondo piano. Il m’arrive assez rarement d’avoir un coup cœur pour un patron. Mais là, j’en ai eu un gros en découvrant cette jupe-culotte : taille haute, avec des plis creux, ajustée à la taille. J’ai trouvé ce modèle très élégant dans ce sublime tissu et les photos en noir et blanc parfaitement réussies. Le patron étant gratuit, je me suis empressée de le télécharger, pensant le réaliser très vite :-).

Mais les jours et semaines sont passés et d’autres projets plus importants sont arrivés. Il faut aussi dire que j’attendais le bon moment pour le réaliser. Je me demandais également si ce type de vêtements pouvait m’aller et quel type de tissu était le plus adéquat pour ce patron… Bref, je me suis une nouvelle fois entourée d’une multitude d’interrogations. 🙂 Heureusement, quelques temps après, le challenge Garde-robe capsule 2017 est arrivé. Il m’a semblé que ce projet trouverait totalement sa place dans ce défi. Il fut d’ailleurs un des premiers à figurer sur ma liste : la jupe serait une jupe-culotte Galleria.

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Mais (2ème mais 🙂 ), malgré ce challenge, j’ai eu du mal à me mettre à coudre. Et ceci, certainement, en grande partie à cause du tissu. J’en avais trouvé un, mais qui, une fois acheté et lavé, m’a semblé bien trop rigide. Un peu démotivée, j’ai mis du temps avant de me remettre à chercher. Finalement, j’en ai trouvé un autre chez Toto tissus : plus souple, bleu foncé, avec des motifs dorés.

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Il a fallu attendre encore un mois, avant que l’envie de le réaliser arrive. Je souhaitais porter ma jupe-culotte pour la fête de Noël, organisée par mon entreprise. L’échéance étant proche, je me suis enfin mise à couper mon tissu 🙂 .

Avant de découper, j’ai eu du mal à comprendre si les marges étaient incluses ou pas. En comparant les schémas du plan de coupe et les pièces du patron, il m’a semblé qu’effectivement elles étaient comprises. Vu qu’au final, j’arrive à rentrer de dedans, je ne pense pas m’être trompée. 🙂 Par contre, point à retenir : les marges ne sont pas identiques pour toutes les coutures. Il est donc important de se reporter au plan de coupe.

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Certainement par flemme de lire l’anglais (ce n’est définitivement pas la couture qui va m’aider à progresser 🙂 ), j’ai assemblé les pièces sans vraiment suivre la notice. Il faut dire, que le montage est assez classique : réalisation des poches et des pinces, assemblage des jambes, montage de la fermeture à glissière, puis réalisation de la ceinture et des ourlets.

Le patron est proposé entièrement doublé. Dans mon cas, je n’ai pas vu la nécessité de le faire. Le nombre de pièces fut donc assez limité : 2 devants, 2 dos, 6 pièces pour les poches et la ceinture.

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Lors de l’essayage, la taille était un peu trop serrée. Les marges de couture étant de 2 cm sur les côtés, j’ai pu facilement réajuster à ma taille.

Par ailleurs, si j’ai bien compris, la fermeture invisible devait être positionnée dans le dos. J’ai trouvé cela plutôt étrange pour un pantalon. Ayant trop peur qu’il s’ouvre lorsque je m’assois, j’ai mis la fermeture sur un des côtés.

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J’ai beaucoup hésité à finir ce pantalon, trouvant le rendu pas top sur moi lors des essayages. J’ai d’ailleurs abandonné l’idée de le porter lors de la fête de Noël, préférant me rabattre sur une robe bien plus facile à porter.

Le challenge Je couds ma garde-robe capsule m’a, toutefois, permis de mener ce projet jusqu’au bout. Terminé il y a une dizaine de jours, je n’ai pas encore eu l’occasion de le tester. Avec ces larges pattes, il me semble plutôt très agréable à porter. Je suis assez surprise du rendu sur photo et je trouve que ce pantalon est finalement plutôt élégant, porté avec des chaussures à talon.^^

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Pour terminer ma garde-robe capsule, il ne me reste maintenant plus qu’une carte à retourner : réaliser un manteau. Il s’agira certainement du plus gros projet jamais réalisé… Commencé fin novembre, il avance doucement. Je ne me mets pas de timing pour le terminer, même si j’aimerai beaucoup le porter un peu cet hiver. Mais cela risque d’être compliqué, si je continue à être aussi exigeante avec moi-même. Je viens de recommencer mes poches pour la 3ème fois… Bref, je m’égare, il s’agit là d’une autre histoire. 🙂 Je reviendrai par ici pour en parler, dès que j’aurai terminé.

En attendant, en ce début 2018, je tiens à vous souhaiter une jolie année, remplie de petits et/ou grands projets^^.

A bientôt ! 🙂

Un maillot de bain

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Si je me souviens bien, nager a toujours été une de mes activités favorites. Certes je l’ai abandonné plusieurs fois certaines années, pour cause de grandes démotivations (il y a tellement de bonnes excuses pour ne pas y aller 🙂 ). Mais j’ai toujours pris plaisir à revenir et là depuis 2 ans, j’essaye de nager régulièrement. Reprendre une activité sportive n’a rien d’évident, notamment quand on s’aperçoit que son niveau n’est plus le même qu’avant. Il a fallu faire preuve de stratagèmes pour ne pas arrêter 🙂 : aller nager entre midi et deux (parce que j’ai + de motivation que le soir), aller avec des collègues, ne pas penser au moment où je rentre dans l’eau mais plutôt à celui où je sors de la piscine (j’adore ce moment : je suis zen, j’ai chaud même s’il fait zéro dehors et je suis heureuse de pouvoir me dire : je l’ai fait!). Petit à petit, j’ai gagné en assurance, mes coulés sont devenues plus longues, mon souffle plus régulier. Et le fait de voir que je progresse, m’a entraîné à en vouloir plus. Je crois que je suis tombée dans un joli cercle d’apprentissage, qui j’espère ne s’arrêtera pas de si tôt^^.

Bref, et si nous revenions à la couture ? 🙂

Le fait d’aller plus régulièrement à la piscine m’a donné envie de réaliser un maillot pour nager, ceci dans le cadre du défi de ma garde-robe capsule.

N’ayant jamais fait ce type de vêtement, il s’agissait pour moi d’un gros défi. D’autant plus que le modèle choisi ne semblait pas le plus simple à réaliser. Mais voilà, à partir du moment, où j’ai su ce que je souhaitais, impossible de changer d’idée. Je me suis donc lancée en me disant qu’au pire je pourrais en faire d’autre dans mon tissu, vu le peu de métrage nécessaire.

Voici ce que j’avais en tête : un maillot de nageuse noir et blanc, avec des bretelles jaunes fluo, croisées dans le dos.

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Je me suis basée sur le modèle Jalie 3134, car j’aimais particulièrement les empiècements contrastants. J’ai, par contre, modifié la forme des bretelles, les préférant un peu plus fines.

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Pour le tissu principal, j’ai utilisé un imprimé de chez Pretty Mercerie, qui est vraiment épais et assez peu élastique. En le recevant, j’ai eu un peu peur du rendu, car à l’inverse, pour les pièces noires et jaunes, j’ai utilisé du lycra plutôt fin et bien élastique.

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J’avais notamment quelques craintes au moment d’assembler les empiècements noirs au tissu principal. Mais finalement, je pense que le fait d’avoir des pièces d’épaisseurs différentes fut plus un avantage qu’une contrainte : les coutures sont moins épaisses et le lycra se déforme plus facilement pour épouser la courbe du motif, tandis que le tissu principal reste bien en place en dessous.

Petit schéma pense-bête pour me souvenir des différentes coutures :

schéma 3

 

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Le plus compliqué fut certainement la réalisation des finitions avec les bandes jaunes. Je crois les avoir recommencer 3 fois. Je ne suis pas sûre que ma méthode soit bonne. Tout d’abord, ma bande n’a pas été réalisée dans le biais, car j’avais peur qu’elle soit trop élastique (je pense que la prochaine fois je tenterai quand même, pour voir si cela est réellement gênant). Ensuite j’ai choisi de poser cette bande de la même façon qu’un biais, mais en ne pliant pas le bord au verso pour éviter d’avoir trop de surépaisseur. Le lycra ne s’effilochant pas, je trouve que la finition au dos est correcte. Par contre, j’ai eu du mal à aller droit : en cousant mon tissu se déportait sur le côté, m’obligeant à chaque fois à rectifier la trajectoire. Bref, ce ne fut pas simple d’obtenir des points réguliers.

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Le deuxième point un peu plus embêtant fut le moment de l’essayage : je suis arrivée à l’enfiler, mais il était vraiment serré. Une taille au dessus aurait été préférable. Il est probable que cela soit dû au tissu principal dont le % d’élasticité est moins élevé que ce qui était recommandé.

J’ai quand même décidé de poursuivre. Et ça, c’est certainement, grâce au défi de Clotilde, que j’aimerai terminé, même si les derniers projets risquent d’arriver en 2018…

La jolie surprise fut quand ma sœur l’a essayé. Il lui allait plutôt bien, même si quelques ajustements supplémentaires furent nécessaires.

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Concernant le patron, il s’agit du premier cousu de la marque Jalie. J’ai trouvé que la notice d’explication est assez similaire à celle de Burda. Ce qui est intéressant, c’est qu’il est possible de la consulter directement sur leur site, avant d’acheter le patron. Cela permet ainsi de se faire une idée sur la difficulté du patron. Au moment du montage, j’avoue avoir peu suivi la notice (j’ai toujours peur de mal interpréter).

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Au final, je me rend compte que le résultat est bien mieux que ce que j’avais imaginé en milieu de parcours. Il y a encore quelques défauts à rectifier lors du prochain projet maillot, notamment au niveau de la taille qui baille sur les côtés. J’espère que ma sœur se trouvera assez à l’aise pour le porter à la piscine.

En tout cas, je te remercie Sœurette, pour ces jolis photos où tu mets très bien en valeur ce tout premier maillot de bain fait-main^^.

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