Une blouse et un premier patron

IMG_20180501_174643

Les blouses sont certainement le type de haut que je porte le plus souvent. J’aime leur côté habillé mais pas trop. Alors quand j’ai enfin eu envie d’apprendre à patronner, je me suis dit que commencer par une petite blouse serait plutôt intéressant. 🙂

Comme il s’agit d’une première pour moi, je souhaitais dessiner un patron assez simple. J’avais en tête une blouse à manches kimono retroussées, avec une encolure assez dégagée.

Dessin

 

Une jolie viscose fleurie, trouvée sur le site de Pretty Mercerie m’a semblé idéale pour me lancer dans ce projet. Elle m’a donné envie d’ajouter une bande brodée au niveau de la couture d’épaule/manche.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pour réaliser ce patron, je me suis aidée principalement du livre Tome 1 – Le vêtement féminin, Editions Esmod. Au départ, j’avoue avoir eu un peu de mal à comprendre la méthodologie décrite dans ce livre. Cela m’a un peu effrayée, car j’avais beau lire les instructions, j’étais un peu perdue et ne comprenais pas grand chose. En même temps, pas évident de se lancer seule dans ce genre d’exercice. 🙂

Puis à force de relire les explications, j’ai commencé à identifier les différentes étapes, qui me permettraient de réaliser mon petit patron. J’ai tout d’abord fait mon patron de base en suivant les instructions décrites pour faire un fond de base sans pince. Pour cela, j’ai utilisé un papier déjà quadrillé, qui m’a permis d’être plus précise. J’ai ensuite reporté mon patron de base sur une nouvelle feuille, afin de procéder à l’élargissement du corsage : je souhaitais une blouse plutôt ajustée au niveau de la poitrine et assez ample au niveau des hanches. Ensuite, j’ai suivi les indications pour réaliser les manches kimono.

Après avoir réalisé ce premier patron, j’ai coupé une première toile, en utilisant un vieux coupon, que je n’utiliserai certainement pas vu la matière, mais dont le tombé était assez proche de mon tissu fleuri.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Cette première toile fut assez proche du rendu souhaité. Mais certains ajustements m’ont semblé nécessaires, notamment au niveau des manches, que je trouvais bien trop larges.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Une deuxième toile, ainsi que plusieurs reprises ont suivi. Il ne fut pas simple de trouver la bonne inclinaison des manches, afin que celles-ci tombent bien, et que je puisse bouger les bras sans être gênée. Pour ce deuxième essai, j’ai utilisé des chutes d’anciens projets en viscose (Youpi! j’ai enfin trouvé comment m’en débarrasser^^ Et puis, entre nous, n’est-ce pas trop joli ce haut avec un dos et un devant différent? 😉 )

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Souhaitant m’assurer que je pourrais bouger et me sentir à l’aise dans ce haut, je l’ai porté pendant une demi-journée (en restant à la maison 😉 : je n’ai quand même pas osé sortir habillée d’un haut sans finition 🙂 ). Cela m’a rassuré et je me suis enfin décidée à faire ma version finale.

IMG_20180501_174621

Pour les finitions de l’encolure, j’ai choisi d’utiliser un biais, réalisé dans le même tissu que ma blouse. Pour la partie échancrée en V, j’ai fait une sorte de parementure positionnée sur l’endroit… Pas facile d’expliquer en quelques mots… Le plus simple serait de montrer en image les différentes étapes. Je me le note si je trouve un peu de temps pour faire un pas-à-pas. Quoiqu’il en soit, j’aime beaucoup le rendu final, qui est aussi propre à l’intérieur qu’à l’extérieur.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

L’ajout des bandes brodées fut assez simple : sur le patron, j’ai retiré sur le haut des manches environ 1,5cm, ce qui correspond à la moitié de la largeur de la bande. Pour assurer une bonne tenue et maintenir les valeurs de couture en place, des surpiqûres ont été ajoutées le long des bandes.

IMG_20180501_174828

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Enfin, les manches sont terminés par un empiècement rectangulaire, me permettant de plier l’extrémité pour former le revers.

IMG_20180501_174651

IMG_20180501_174628

Voilà! Je pense avoir fait le tour de ce projet un peu particulier. 🙂

Comme souvent quand je termine un projet, j’ai eu un moment de doute sur cette cousette. Je la trouvais trop simple et avais l’impression qu’elle ne mettait pas assez en valeur ce joli tissu. Faire ces quelques photos et écrire par ici me permettent de prendre un peu de recul. Je me rends compte que ce haut correspond vraiment à ce que je cherchais : une blouse ajustée sur le haut et ample (mais pas trop 🙂 ) sur le bas. Elle est certes assez simple, mais cela me permettra de la reproduire facilement. Elle sera aussi une très bonne base pour la transformer en d’autres hauts, comme un chemisier par exemple.  Bref, mon petit doute de fin de projet s’est envolé 🙂 Je l’aime bien ma petite blouse^^ Et comme vous pouvez le constater sur la non moins superbe photo ci-dessous :-), elle est parfaite pour sauter de joie et s’exclamer : « YEs! I did it ! »

IMG_20180501_174904

 

Publicités

Une chemise légère en coton

IMG_20180408_102508

Ce nouvel article aurait pu tout aussi bien se nommer « Le projet inattendu ». En effet, réaliser une chemise ne faisait pas du tout partie de mes plans. Mais voilà, ça, c’était avant d’aller faire un tour au salon Mode et tissus, à Sainte-Marie-Aux-Mines. Sur le stand Bleu des Vosges, juste au moment où la vendeuse coupait mon dernier coupon, je suis tombée sur un très joli coton tissé, assez souple et plutôt léger. En le voyant, je l’ai imaginé en chemise légère. Vous savez ce genre de chemise qu’on enfile sans se poser de question et dans lequel on est vraiment bien.^^ Bref, quelques instants plus tard, ce joli tissu avait rejoint mes autres coupons fraîchement achetés. 🙂

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Après le lavage du tissu, je me suis rendue compte qu’il s’agissait de deux voiles tissés ensemble au niveau des petits motifs rectangulaires. Les voiles présentent un tissage peu serré, ce qui donne un rendu assez souple et léger. Par contre, l’inconvénient est sa capacité à s’effilocher très rapidement. J’avais un peu peur que mon projet parte en lambeau, mais au finale, en faisant attention de ne pas manipuler les pièces trop souvent, cela s’est plutôt bien passé.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Concernant le modèle, j’étais curieuse de découvrir la marque Orageuse pattern, dont j’aime beaucoup l’univers. J’ai choisi d’utiliser le modèle Rome avec le kit permettant d’ajouter des manches. Niveau instructions de montage, ce fut une bonne surprise : les explications sont soignées, accompagnées de schémas précis. Par contre, je n’avais pas vu (enfin lu 😉 ) que le kit Manches contenait de nouvelles pièces devant et dos (l’emmanchure est différente de la version initiale). J’ai donc imprimé bien plus de pages que nécessaire… Dommage, mais cela n’est pas forcément gâché, car j’imagine tout à fait réaliser une version sans manche pour cette été.^^

IMG_20180408_102333

Le modèle propose 2 types de poches : l’une avec un bouton, l’autre avec plis religieuses. J’ai trouvé cette dernière version très jolie, j’ai donc choisi de la réaliser et de la dupliquer sur l’autre côté. 🙂

SAMSUNG CAMERA PICTURES

IMG_20180408_102516

En parlant de plis, j’aime aussi beaucoup le jeux de plis proposés au dos de la chemise. Ils ne furent pas simple à réaliser dans ce tissu souple, mais en marquant précisément les repères et en allant doucement, j’y suis arrivée.^^ Le seul petit détail un peu moins joli se situe au niveau du pli plat au centre. Il est seulement plié et repassé. Du coup il ne reste pas bien plié et les coutures des autres plis sont visibles. Cela me gênait un peu au départ, mais comme indiqué plus haut, ce n’est au final qu’un détail. 🙂

SAMSUNG CAMERA PICTURES

J’ai suivi les explications du modèle pour réaliser la fente poignet. J’avoue que cette partie fut vraiment très délicate, notamment quand on nous demande de replier deux fois sur 5 mm . Il n’est pas évident d’être si précis, surtout en utilisant un tissu qui s’effiloche autant. Par ailleurs, il y a une étape que je n’ai pas dû comprendre, car à la fin, je me suis retrouvée avec un bord franc sur l’envers. Bref, la finition n’était pas jolie, mais surtout -sachant que j’allais souvent porter  ma chemise manche remontée-, j’avais un doute sur la solidité de la fente.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

J’ai donc choisi de renforcer le haut de la fente, en ajoutant un petit rectangle sur l’envers :

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Concernant les ajustements, j’en ai réalisé qu’un seul. Lors de l’essayage des manches, j’ai rencontré un problème de largeur : elles étaient vraiment étroites. Je pliais difficilement le coude et ne pouvais pas remonter mes manches. J’ai eu beau chercher, refaire rapidement une nouvelle manche dans un autre tissu pour vérifier si je ne m’étais pas trompée quelque part, je n’ai, pour le moment, pas compris le problème. J’ai également contacter la marque pour leur expliquer mon souci, mais pour l’instant nous n’avons pas trouvé. Je mettrais à jour cet article, si on arrive à résoudre ce mystère. 🙂

IMG_20180408_102732

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Quoiqu’il en soit, pour pouvoir finir mon projet, j’ai décidé d’ajouter une bande de 4 cm (sans compter les marges) au niveau du dessous de manches. Certes, c’est du rafistolage, mais je n’avais pas d’autres solutions, n’ayant pas assez de tissus pour recouper de nouvelles pièces. Par contre, en faisant ce type de modification, j’avais un peu peur de rencontrer des problèmes au niveau des emmanchures. Mais ouf ça peut aller, je n’ai pas eu besoin de me casser la tête, comme ce fut le cas pour ma blouse Dahlia. Mes manches sont assez amples ainsi. Je peux bouger sans me sentir à l’étroit et l’ajout de cette bande ne se voit pas trop.^^

IMG_20180408_102336_01

Pour le bas, j’ai choisi de ne pas réaliser la fente côté. Pour quelle raison, je ne sais plus trop, mais il y a certainement un peu de flemme là dessous. 🙂

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pour finir ma chemise, j’ai utilisé des petits boutons nacrés, de formes carrées, qui je trouve, se marie bien avec le motif du tissu.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Enfin, étant donné le type de tissu utilisé (double voiles), les ourlets du bas de chemise ne m’ont pas semblé, de prime abord, simple à réaliser. J’ai donc choisi de procéder de la manière suivante :

Schéma 1

Schéma 2

 

Schéma 3

 

Et voici le résultat sur l’envers et l’endroit :

Schéma 4

Schéma 5

 

Je trouve cette technique précise, ce qui permet d’obtenir de jolies finitions. J’utilise souvent mon pied ourlet invisible de cette façon, pour faire mes ourlets à double replis, notamment quand il s’agit de tissu souple.

 

IMG_20180408_102735

Je pense avoir fait le tour de ce projet. J’ai bien aimé réaliser cette chemise, même si le tissu n’est certainement pas le plus simple à travailler. Portée quelques jours, elle correspond pour l’instant, très bien à l’idée que j’avais en tête, lorsque j’ai découvert ce joli coupon.^^

A bientôt et joli week-end à tous!

IMG_20180408_102751

Bilan de ma garde-robe capsule 2017

12-cartes

Quelle drôle d’idée de revenir sur ce défi plusieurs mois après la fin. 🙂

J’avoue, j’avais prévu de le faire bien plutôt, mais voilà l’envie d’écrire à ce sujet n’était pas là. Peut-être avais-je simplement besoin de digérer ce challenge ? Car quand on y repense, coudre pendant 12 mois d’affiler un vêtement par mois, c’est quand même un sacré défi. 🙂

Et puis au fond, prendre un peu de recul n’est peut-être pas une mauvaise idée. Cela permet, par exemple, de laisser un peu de temps pour porter mes derniers projets cousus.

Aujourd’hui, je vous propose de passer en revu mes douze projets, histoire de voir lesquels j’aime porter un peu, beaucoup, passionnément, voir pas du tout. 😉

Allez hop, c’est parti!

Remontons le temps et revenons fin janvier 2017.

01 Chemise Bruyère F

– Une chemise fleurie –

Alala cette chemise! Même après plus d’un an, j’aime toujours autant la mettre. Elle fait partie de ces vêtements, qui ne reste pas longtemps dans ma penderie. Et malgré cela, elle n’a pas bougé : je viens de vérifier en la comparant avec une chute du tissu, les couleurs sont toujours aussi belles. La coupe ajustée du modèle Bruyère me plaît beaucoup aussi, je me sens bien dedans. J’aimerai en réaliser une 2ème, mais j’attends de trouver le bon tissu.^^

 

02 Pyjama F

– Un pyjama –

Par contre, voici un projet que j’ai, à l’inverse, laissé dans ma penderie. La raison principale est dû au choix des matières. Le jersey, utilisé pour le haut, ne semble pas de bonne qualité et se déforme. De plus, le tissu du pantalon a beau être souple, je ne me sens pas bien dedans. Il n’est certainement pas assez élastique et la coupe est trop ajustée au niveau des cuisses. Bref, j’ai du porter cet ensemble une ou deux fois seulement.

 

03Hautjersey2 F

– Un sweat à capuche –

Oh, voici mon sweat doudou^^. Il a beau avoir des bouloches de partout et une tâche que je n’arrive pas à enlever, j’adore l’avoir sur moi. Je me suis blottie de dedans une bonne partie de cet hiver. Bref, il fait partie de ces vêtements, qui même un peu abîmés, sont toujours un plaisir à enfiler. 🙂

 

05 Pantalon Ginger F

– Un pantalon jeans –

Celui-ci, c’est la belle surprise de ce challenge. Après l’avoir fini, je n’étais pas certaine d’aimer le porter. J’avais aussi peur que les coutures lâchent, à cause d’un mauvais choix de fil. Bref, il a fallu s’apprivoiser. Et bonne nouvelle, nous nous entendons très bien. 🙂 Je le porte souvent et me sens bien dedans. Les coutures principales tiennent, seuls certains points ont sauté au niveau des dessins sur les poches arrières. Par contre, même après de nombreux lavages, mon tissu continue de dégorger. J’ai les mains bleus à chaque fois que je le porte ! Je pensais avoir trouvé le tissu parfait pour faire des jeans, mais finalement je cherche encore. 😉

 

05blouse F

– Une blouse fleurie –

Ce projet m’aura au moins permis de comprendre une chose : arrêter d’acheter du tissu en polyester pour réaliser mes vêtements. Car je ne me sens pas bien dans ce type de matière. Je ne saurais pas vraiment dire pourquoi d’ailleurs. Quoiqu’il en soit, je l’ai peu porté à cause de ça. Dommage, car côté entretien, elle ne se froisse pas du tout.

 

06Combishort F

– Un combishort –

Oh cela fait plaisir de penser à ce projet. Hâte d’être en été pour pouvoir le porter. Bon, pour tout vous dire, je l’ai peu mis l’été dernier, car il faut que je rajoute une pression au niveau du décolleté, pour que celui-ci ne soit pas trop prononcé. C’est bête comme raison tout de même. Mais allez, si j’ai vraiment envie de l’enfiler cet été, je vais bien trouver un minimum de motivation pour coudre une pression, non? 😀

 

07Short en lin F

– Un short –

Pour ce projet, je dis « Deuxième chance ». 🙂 En effet, je n’ai pas eu l’occasion de le mettre l’an dernier, et je ne me rappelle pas pourquoi. Je l’ai peut être fait un peu trop tardivement. Bref, je verrais bien si cette année je l’utilise.

 

08Gilet F

– Un gilet –

J’aime beaucoup la forme de ce gilet, je l’ai porté quelque fois en septembre. J’espère pouvoir le ressortir maintenant que les beaux jours reviennent.^^ Pas grand chose d’autre à dire dessus, la maille n’a pas bougé pour le moment, mais en même temps, j’ai du le laver seulement une ou deux fois.

 

09JupeCulotteGalleria F

– Une jupe-culotte –

En terminant ce projet, je savais qu’il était peu probable que je le porte. Par contre, j’avais du mal à comprendre pourquoi. Avec le recul, je pense que je n’aime pas la taille haute. Je ne suis pas à l’aise dans ce type de pantalon ajusté à la taille. Je me note de faire attention à ce point la prochaine fois.

 

10Robe Alma F

-Une robe noire –

Là il s’agit du souvenir d’un joli moment à imaginer une petite robe. J’aime ces challenges, où je mets de côté le temps d’un projet, le côté fonctionnel et portable d’un vêtement. Cela me rappelle mes débuts en couture où cela m’importait peu de faire des vêtements pratiques et facile à porter au quotidien. J’avais seulement envie de créer de nouvelles choses. En voyant cette petite robe, que j’ai aimé imaginer, je me dis que je devrais peut-être plus m’autoriser à être moins raisonnable parfois. Et pourquoi pas oser faire des projets un peu fous. 🙂

 

11MaillotdebainJalie F

-Un maillot de bain –

Wahou, j’ai fait un maillot de bain! Vraiment là, sans ce défi, je ne pense pas que j’aurai tenté de me lancer dans ce genre de projet. Bon bien entendu il est trop petit et je ne crois pas que ma sœur le porte car il est un peu transparent. Mais l’important n’est vraiment pas là. Ce type de projet ne me fait plus peur. Dès que je trouve le bon tissu pour en faire un nouveau, je retente l’expérience, car j’ai vraiment envie de faire mes propres maillots de bain.^^

 

12ManteauTosti F

– Un manteau –

Je n’aurai pas pu rêver mieux comme fin de challenge. 🙂 J’ai mis ce manteau presque tous les jours pendant les mois de février et de mars. Je ne pensais pas autant aimer le porter. Mais finalement, je l’ai très vite adopté : il est agréable à porter, mes doubles poches sont fonctionnelles et me permettent de garder les mains bien au chaud^^. Il est assez long pour cacher mes gilets et assez grand pour pouvoir ajouter plusieurs couches en dessous. Car oui, le seul inconvénient est qu’il n’est pas assez chaud quand les températures sont autour de 0°C. Mais cela ne me gêne pas. Je préfère de toute façon ne pas avoir trop chaud dans un manteau et ajouter une grosse polaire si les températures sont négatives. Et puis l’avantage est qu’il se transforme, en enlevant la capuche, en vêtement de mi-saison. Et ça je confirme, j’adore^^.

Pour résumé ce challenge, je souhaitais au départ compter le nombre de projets réellement portés, mais après réflexion, je ne suis pas sûre que cette donnée soit la plus importante.  Quand je relis mes paragraphes ci-dessus, je me rends compte que ces 12 projets m’ont tous appris quelque chose : utiliser de nouvelles matières ou arrêter d’en utiliser certaines, découvrir de nouvelles techniques, identifier des coupes dans lequel on se sent à l’aise ou pas, commencer à patronner… Au final, le fait de coudre autant de projets divers et variés m’a surtout aidé à progresser. Et je crois que le plus important est là. 🙂 Bien entendu sans ce challenge j’aurai peut être réalisé un nombre similaire de projets, mais il m’a certainement permis de sortir plus facilement de ma zone de confort. Alors forcément, il y a des projets un peu moins réussis que d’autres, mais c’est tellement normal quand on apprend 🙂 De toute façon, cela fait partie de la couture, et cela ne rends que plus beau les projets réussis^^ Bref, je remercie Clotilde pour cette belle initiative, qui fut une chouette aventure et dont je garderai un joli souvenir !

 

A très bientôt!

Un petit haut tacheté

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Parfois, je me demande si les tissus n’ont pas des pouvoirs magiques, car comment expliquer le fait qu’une viscose avec des taches puisse me donner envie de l’acheter et de la coudre sur le champ ? Car même si j’aime les imprimés, je n’aurais pas cru qu’un tissu aussi chargé puisse me plaire autant et encore moins d’avoir envie de le coudre dans la foulée. Forcément, il m’a jeté un sors, non?

Mouais, il y a certainement une explication plus rationnelle. Quoiqu’il en soit, un soir après un passage chez Mondial Tissus, je me suis retrouvée avec cet imprimé entre le main, impatiente de commencer mon nouveau projet.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pour le patron, j’ai eu envie d’utiliser le modèle Dahlia de Dessine moi un patron, car je trouve que ce patron a une jolie silhouette avec son col froncé et ses manches ajustées. Il m’a semblé être adapté, car il est difficile de distinguer les détails en utilisant ce genre de tissu (on voit moins les petites erreurs aussi 😉 ), donc j’avais plutôt envie d’un modèle avec de jolis contours.

Concernant la taille, j’ai choisi de partir sur un 38. Je n’arrive pas à me rappeler pour quelle raison j’ai fait ce choix peu judicieux (je viens de nouveau de regarder le tableau des tailles, et la taille d’en dessous me paraît plus adaptée). Lors du première essayage (après avoir assemblé le devant au dos), je me suis vite rendue compte que ma blouse allait être bien trop large. Je me suis donc mise en tête de la réduire drastiquement, jusqu’à ce que mon impression de vêtement informe se dissipe.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

J’ai tout de même procéder doucement en enlevant cm par cm, afin d’éviter d’avoir une blouse trop ajustée. Au final j’ai supprimé, de chaque côté, entre 2,5 à 3,5 cm. J’ai, par exemple, enlevé jusqu’à 14 cm (au total) au niveau de la taille. Vu les problèmes rencontrés suite à cette modification, je me suis demandée si cela valait vraiment le coup de rétrécir autant la largeur de ma blouse. Mais quand je vois la photo ci-dessous, je suis rassurée, car cela correspond bien à ce que j’avais en tête^^.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Maintenant faire ce type de modifications lourdes a des conséquences. Je le savais mais j’avais mis cela de côté, obstinée à vouloir une blouse avec un joli contour 🙂

Au moment de monter les manches, j’ai dû revenir à la réalité : à force de grignoter les côtés, une partie des zones d’emmanchures du devant et dos avait disparu. J’ai donc tenté de redessiner l’emmanchure en m’aidant du patron. Mais lors du première essayage, un autre problème est apparu : les épaules étaient bien trop larges. J’avais aussi repéré lors de mes précédents essayages que la pince poitrine n’était pas positionnée au bonne endroit. En mode expérimentation totale, j’ai choisi de supprimer 1 cm au niveau des coutures épaules pour pouvoir remonter la pince, puis j’ai revu l’inclinaison de l’emmanchure dans le but de régler le problème de longueur d’épaule. Lors du second essayage, la pince poitrine était beaucoup mieux placée, mais par contre il a fallu encore revoir les épaules. Au final, je pense avoir enlever 2 cm de chaque côté. De plus, plusieurs retouches ont été nécessaires pour me sentir bien dans ce haut. Je me suis par exemple, rendue compte que la couture d’épaule partait vers l’arrière et par conséquent que la manche ne se positionnait pas bien… Comme je ne pouvais pas tout revoir, j’ai choisi de décaler de 1 cm le haut de la manche par rapport à la couture d’épaule.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Je ne sais pas  si mes explications sont très claires. Quoiqu’il en soit, je ne regrette pas ces petites expérimentations. Car même si j’ai plus d’une fois voulu balancer mon projet dans un coin (D’ailleurs, merci viscose ensorceleuse, c’est grâce à toi si je suis arrivée jusqu’au bout 🙂 ), je pense avoir appris des choses. Par exemple, la dernière  modification a été corrigée par ma professeur de couture. Elle était pourtant simple à voir : la couture sur une partie du devant de l’emmanchure n’était absolument pas droite. Quand elle me l’a montrée, cela semblait évident. Bref, je retiens cela : penser à poser plus souvent mon encours sur le mannequin – me poser aussi 🙂 – puis observer mon projet.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Concernant l’encolure, le patron propose de réaliser un ourlet sur la pièce froncée. J’ai préféré la doubler, trouvant le rendu plus propre ainsi. De plus, afin d’assurer une bonne tenue, le pied de col ainsi que la moitié de la pièce froncée a été thermocollé à un entoilage très souple.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

J’ai également réduit ces 2 pièces à une hauteur d’environ 2cm, car lors de l’essayage, les fronces étaient un peu trop proches de mon menton à mon goût (pas trop envie d’être chatouillée à chaque fois que je penche un peu trop la tête 😀 ).

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pour fermer le col, j’ai choisi de faire simple en utilisant des agrafes. Je ne suis pas certaine que ce soit le meilleur choix, car comme l’encolure n’est pas du tout serré, mon haut a tendance à s’ouvrir facilement.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Par ailleurs, c’était la première fois que je cousais un vêtement de cette marque de patron. Il est assez difficile de donner un avis, vu que je me suis clairement trompée de taille au départ et que je souhaitais un vêtement plus ajusté que la version proposée. Maintenant j’avoue avoir été assez surprise en découvrant le livret explicatif, qui je trouve, manque d’une vraie mise en page. Je ne parle pas d’avoir forcément une jolie présentation, mais au moins d’éviter d’avoir à tourner une page pour lire les derniers mots d’un paragraphe, ou d’avoir le schéma se référant à un paragraphe à un autre endroit. Bref, ce ne sont certainement que des détails, mais je trouve que cela ne facilite pas la compréhension et ne donne pas envie de lire la notice, ce qui est réellement dommage, vu le nombre de dessins/explications contenus dans le livret.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pour terminer, malgré ces petits défauts et ce nombre important de modifications, j’apprécie de porter cette blouse. Même si elle mériterait d’être reprise au niveau de l’encolure (qui a tendance à remonter), je me sens à l’aise dedans. Et ça, c’est déjà un exploit, car en milieu de parcours, j’ai eu peur de ne jamais arriver à l’ajuster correctement. Mais il faut croire que cette viscose  avec ses pouvoirs magiques (euhh… faut peut-être que j’arrête avec ça, je vais commencer à y croire 😉 ) m’a bien aidée à avancer.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Coudre du softshell

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Coudre un manteau a été l’occasion de travailler des matières, que je n’osais pas utiliser jusqu’à présent. Le softshell fut certainement l’élément sur lequel je me suis le plus interrogée lors de ce projet.  J’ai donc eu envie de partager par ici mon expérience sur la couture de cette matière.

Comme indiqué lors de mon précédent article, le softshell est un tissu avec une face hydrofuge sur l’extérieur et une face polaire sur l’envers. Il ne marque pas les plis et est résistant aux salissures. Ce sont ces caractéristiques qui m’ont convaincue de l’utiliser pour réaliser le manteau Tosti.

J’ai choisi d’utiliser un softshell bleu foncé, provenant de chez Rascol. Avant de commencer, j’ai hésité à laver mon coupon. Comme sur le site de Rascol, il était indiqué qu’un lavage à 30° était possible, j’ai tenté… Je ne suis pas certaine que cela fut une très bonne idée, car après lavage, je trouve que le côté déperlant a été altéré. Note à moi même : toujours faire un essai si j’ai un doute. 🙂

SAMSUNG CAMERA PICTURES

En recevant ma commande, je fus également surprise par la souplesse de cette matière, étant donné son épaisseur. Par contre, j’ai eu un doute en superposant plusieurs couches de tissu l’une sur l’autre : il m’a semblé qu’il serait difficile d’obtenir des finitions nettes, dès que le nombre de couches cousues ensembles seraient supérieures à 2. Or mon projet, avec ses nombreux détails, comptait beaucoup de coutures multi-couches.

Pour me simplifier la tâche, j’ai choisi d’utiliser une gabardine en complément du softshell, pour toutes les parties non visibles quand le manteau est fermé.

path848-5

Par exemple, toutes les parmentures sont en gabardine, ou encore le verso des rabats des poches. Ceci m’a permis de marquer plus facilement les plis et les angles. Les surépaisseurs étant limitées, les surpiqûres furent plus simples à réaliser.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Aux endroits où il n’était pas possible d’utiliser de la gabardine, je me suis servie du super avantage du softshell : il ne s’effiloche pas. Je n’ai donc pas hésité à réduire au maximum les marges de couture pour limiter les surépaisseurs. Par ailleurs, à chaque fois que je terminais une couture, je crantais les angles aux extrémités. Ceci m’a permis de mieux gérer les épaisseurs lors des coutures transversales (cf. schéma ci-dessous).

path4155

De plus, le softshell ne marquant pas les plis, toutes les coutures d’assemblage ont été ouvertes (ou pliées sur un côté), puis surpiquées.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Vous l’aurez donc compris, le nombre de surpiqûres fut conséquent. Pour les réaliser, j’ai utilisé un de mes pieds fétiches. 🙂 Normalement, il sert pour faire les ourlets invisibles. Mais avec sa barre métallique au milieu, que j’utilise comme buté ou guide (en fonction de l’endroit), je le trouve vraiment pratique pour coudre précisément les surpiqûres.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pour coudre mon manteau, j’ai utilisé une aiguille Jean 90. Je n’ai aucune idée si ce type d’aiguille est réellement recommandé pour le softshell, mais suite à quelques essais, elle m’a semblé être la plus adaptée.

De plus, je n’ai pas rencontré de problème particulier au niveau de l’entraînement des pièces, que ce soit du côté polaire ou softshell. Il ne fut pas nécessaire d’utiliser des pieds spéciaux, type pied à double entraînement par exemple. Par contre, étant donné le niveau d’épaisseur, j’ai eu besoin d’une cale pour mettre le pied de biche bien plan et permettre l’entraînement du tissu à chaque début de couture.

image4005

path4008

Pour la cale, j’utilise un jeux de plaquettes, livré avec certaines machines Bernina. Je remercie ma petite maman de me l’avoir donné (les plaquettes, pas sa Bernina 😉 ), car il m’a rendu un grand service pour ce projet. Bien sûr, il est possible de créer une cale avec une lanière ou un tissu épais, mais comme ici, le niveau d’épaisseur pouvait varier d’une couture à l’autre, il suffisait de positionner l’une sur l’autre les différentes plaquettes pour obtenir facilement la bonne hauteur.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

De plus, comme les épaisseurs variaient, il a été nécessaire d’ajuster régulièrement la tension du fil. Pour cela, après quelques essais, je me suis rendue compte que j’avais besoin de l’augmenter quand le nombre de couches augmentaient. Pour quelle raison? Je ne sais pas, car à première vue, il m’aurait semblé plus logique de baisser la tension au lieu de l’augmenter.  Bref, je pense que le plus important à retenir est de faire des essais en faisant varier le nombre d’épaisseurs, afin de vérifier si un ajustement de la tension est nécessaire quand le nombre de couches change.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Et voilà, je pense avoir fait le tour des points que je souhaitais aborder. La couture d’une matière particulière comme le softshell fut très instructive. J’ai hésité et ne regrette pas l’expérience, car elle m’a appris une chose importante : chaque matière a des inconvénients, mais aussi des avantages. Je pense qu’il est important de bien les identifier pour pouvoir adapter sa façon de coudre. Même si certaines parties furent délicates, j’ai pris vraiment plaisir à coudre cette matière. Cela m’a donné envie d’apprendre à apprivoiser d’autres matières, qu’elles soient souples, légères ou épaisses…^^

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Un manteau et une capuche bordée de fourrure

IMG_20180204_110429

Faire un manteau bleu avec une capuche toute douce, entourée de fourrure blanche. Voici une idée, ou plutôt un doux rêve, que j’ai eu en tête un jour de grand froid, il y a un peu plus d’un an.

Comme beaucoup d’idées qui me traversent l’esprit, elle aurait pû s’envoler après s’être frottée à pleins de doutes et d’incertitudes : trop compliqué, machine pas assez puissante, tissu difficile à trouver… Mais il faut croire, si j’écris cet article aujourd’hui, que cette petite idée s’est bien accrochée. 🙂

Quand je repense à toutes les étapes, aux heures à réfléchir à mon projet et à celles à couper, coudre et découdre…, j’ai encore du mal à réaliser que mon manteau est terminé. Pour pouvoir réaliser qu’il est bien fini, j’ai besoin – je crois – d’écrire par ici pour raconter cette aventure (oui oui pour moi, cela en est une ;-)).

Allez, hop c’est parti!

IMG_20180204_111006

– Les tissus –

Il y a un an, l’envie de réaliser ce manteau étant vraiment là, il m’a semblé que le plus compliqué serait de trouver le bon tissu. Mon premier défi fut donc de partir en quête de mon tissu principal. Je le voulais imperméable dans un joli bleu foncé, mais pas trop. Je me suis mise en mode recherche : dès que je rentrais dans un magasin de tissu pour acheter d’autres tissus 😉 , je vérifiais s’il n’ y avait pas ce genre de tissus. J’ai également commandé au moins une quinzaine d’échantillons sur différentes boutiques en ligne. J’ai hésité pendant longtemps sur certaines matières comme par exemple les gammes Seeland ou Peach , proposées par Tissus actifs. Mais au final, je suis revenue à ma première idée : utiliser un softshell. Il s’agit d’un tissu avec une face hydrofuge et l’autre polaire. Si j’ai hésité avant de partir sur cette matière, ce fut à cause de son épaisseur. Je savais que certaines étapes seraient délicates. Mais il me semblait être le meilleur compromis pour obtenir un vêtement un minimum chaud, sans avoir besoin d’ajouter une couche supplémentaire entre le tissu principal et la doublure. Le softshell utilisé vient de chez Rascol. Ce fut une belle surprise en découvrant ma commande, car la couleur correspondait exactement à ce que je souhaitais.

IMG_20171125_123347_450

Pour faire la bordure de la capuche, j’ai utilisé une fourrure à poils longs, assez épaisse mais très belle^^, trouvée chez Ma petite mercerie. L’intérieur a été doublé avec une fourrure bien plus fine, trouvée chez Mondial Tissus.

En ce qui concerne la doublure du manteau, j’ai utilisé une toile imprimée de chez Mondial Tissus. Alors oui, ce n’est certainement pas le tissu idéal pour faire une doublure, mais j’ai flashé sur ce dessin géométrique, qui me faisait penser à des flocons de neige, et ne suis pas arrivée à sortir cette idée de ma tête (j’ai même voulu, à un moment, faire imprimer ce motif sur un tissu plus adapté, mais me suis dit que j’allais peut-être un peu loin dans le détail 🙂 ). Par contre, les manches ont été réalisées en satin de polyester  pour enfiler plus facilement le manteau.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

– Le patron –

Au tout début, ne trouvant pas exactement le modèle souhaité, j’avais en tête de me baser sur le Kelly Anorak de Closet Case patterns. Mais ensuite, je suis tombée sur un article de Thread&needles, qui présentait notamment les patrons de la marque Waffle patterns. En consultant le site de la boutique, j’ai immédiatement flashé sur le modèle Tosti. Il correspondait vraiment bien à ce que je souhaitais : une coupe ajustée, une jolie capuche qui peut s’enlever, pleins de poches dont une intérieure et pleins de surpiqûres comme j’aime. 😀

Petit détail : le patron n’était disponible qu’en anglais. Mais après avoir parcouru la notice, je fus assez rassurée : les schémas sont très détaillés et permettent de comprendre assez facilement. Il faut tout de même avoir des bases en anglais et prendre le temps de lire. Mais pour des personnes, qui comme moi ne sont pas des spécialistes de cette langue, il n’y a rien d’insurmontable. 😉

J’ai choisi d’utiliser la version pdf. Le nombre de pièces est impressionnant : 37 pièces réparties sur 73 pages à assembler et découper. Cela est fastidieux, certes, mais ce genre de travail ne me dérange pas (est-ce que quelqu’un me comprend? ou suis-je réellement folle d’aimer mes séances de découpage-collage?^^)

IMG_20180204_112003

– Le choix de la taille –

Le patron n’est pas forcément conseillé pour des tissus épais. De plus, il était probable que le softshell seul ne tienne pas suffisamment chaud, si les températures descendent un peu trop bas, nécessitant donc de mettre un pull supplémentaire. Pour ces deux raisons, j’ai préféré partir sur la taille supérieure (T.38) à celle préconisée par le patron. Les mesures du vêtement fini m’ont également aidé à prendre cette décision. Au final je ne regrette pas ce choix, le manteau est ajusté, mais me permet de mettre une veste polaire dessous.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

– La découpe des pièces –

Cette étape fut assez longue et pas seulement à cause du nombre de pièces. J’ai surtout voulu prendre mon temps, car je savais qu’une erreur à ce moment là pouvait être compliquée à rattraper au moment de l’assemblage. J’ai numéroté mes pièces directement sur les tissus et ai reporté le plus précisément possible l’ensemble des repères.

– La création des poches –

Comme indiqué plus haut, le modèle Tosti propose de nombreuses poches : 4 sur le devant (avec différentes versions possibles sans et avec fermeture à glissière), 1 sur la manche et 1 à l’intérieur dans la doublure.

Pour les deux poches au niveau de la poitrine, j’ai pris le partie de ne réaliser que les rabats, car je ne voyais pas trop leur utilité, si ce n’est pour faire joli :-). Il s’agit donc de fausses poches. Pour avoir de jolies surpiqûres, le rabat est doublé avec une gabardine de la même couleur, permettant ainsi de limiter les surépaisseurs.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

J’ai ensuite réalisé les deux poches basses du devant. Ce fut certainement l’étape, qui m’a demandé le plus réflexion. Même si le modèle proposait déjà deux versions, j’avais envie de poches à la fois fermée (pour pouvoir y glisser mes clefs par exemple) et de poches ouvertes, avec de la fourrure, dedans pour mettre facilement mes mains bien au chaud^^. Pour pouvoir réaliser ce type de poches complétement contradictoires :-), j’ai choisi de reprendre le principe de la poche plaquée, proposée sur le Kelly anorak et de positionner une poche zippée à l’intérieur de la première, comme s’il s’agissait d’une poche secrète, que personne ne voit, sauf moi. 😉 Mon idée est certainement un peu compliquée, mais je suis ravie du résultat. Maintenant, il reste à voir avec le temps, l’utilité de cette poche 2 en 1. 🙂

IMG_20180113_190014_526

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

J’ai également choisi de poser la poche sur la manche, aimant beaucoup ce détail, proposé par le modèle. La couture du softshell ne fut pas simple à ce moment-ci, car cette matière ne tient pas vraiment une fois pliée au fer (ce qui est aussi un avantage car mon manteau ne se froisse pas^^). Il a donc fallu faufiler cette pièce avant de pouvoir l’assembler à la manche. Par contre, cette poche n’a pas vraiment d’utilité : pas grand chose rentre dedans, même pas une carte. 🙂

SAMSUNG CAMERA PICTURES

La dernière poche se situe à l’intérieur. Il s’agit d’une poche passepoilée à deux rabats. Je ne connaissais pas la technique employée, que j’ai trouvé bien plus simple que celle que j’utilisais jusqu’à présent. Par contre j’ai eu un problème avec le rabat du dessus, je n’avais plus assez de tissu pour le former (erreur lors de la découpe?). J’ai eu à ce moment là, la flemme de le refaire. En écrivant cela, je me rends compte de mon esprit totalement contradictoire : je suis capable de découper/assembler 73 pages, recommencer 3 fois une poche du devant, mais par contre, j’ai la flemme de découper un nouveau petit rectangle?! 🙂 Bref, n’essayons pas de comprendre. 😉 Le plus important est que le rendu de cette poche me convienne.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

IMG_20180204_110713

– Le montage du manteau –

Mes poches terminées, l’assemblage s’est plutôt bien passé. J’ai dégarni au maximum les valeurs de couture, afin de pouvoir gérer au mieux les surépaisseurs. J’ai eu un petit souci avec les surpiqûres : certains points ne se faisaient pas. Je ne sais pas exactement la raison de ce problème, car j’ai modifié plusieurs éléments en même temps pour le résoudre : remis mes fils, changé l’aiguille et réglé la tension du fil.

20180121_115123

– La capuche –

Celle proposée dans le modèle n’était pas bordée de fourrure, mais si j’ai eu envie de faire ce manteau, c’est à cause de cette caractéristique. 🙂 J’ai donc inséré un rectangle de fourrure plié en deux entre la capuche et sa doublure. Ce fut vraiment délicat car il y avait bien 1 cm d’épaisseur, mais ma machine a tenu le coup (même si elle a affiché 3 fois un message d’erreur – ouille le moteur…) et aucune aiguille n’a été cassé. Bref pas sûre que je retenterai l’expérience. La largeur de ma bande est peut-être un peu grande donnant à la capuche une ampleur importante. Mais ça passe et au moins je n’aurai pas froid à la tête. 🙂

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Le détail que j’aime par dessus tout dans ce modèle est la possibilité de pouvoir enlever la capuche. Cela me permets donc de supprimer ma capuche très hivernale et de pouvoir porter mon manteau comme un anorak à la mi-saison. Bref, j’adore.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

SAMSUNG CAMERA PICTURES

– Petits détails –

Parce que je tenais à ce petit détail, j’ai cousu à la main un petit écusson sur la deuxième manche. J’ai mis du temps à le trouver celui-ci^^. Il provient de chez Tissus du renard. Et puis bien sûr, une petite étiquette pour finir complétement mon manteau.^^

SAMSUNG CAMERA PICTURES

IMG_20180204_110626

20180126_191710

SAMSUNG CAMERA PICTURES

– Et pour finir… –

J’aurais encore pas mal de péripéties à raconter sur la réalisation de ce projet. Mais pour l’instant, je vais m’arrêter ici (par exemple, j’ai en tête de faire un article spécifique sur la couture du softshell, car j’ai plein de choses à dire à ce sujet :-D).

Comme vous l’aurez compris, ce fut un de mes plus gros projets. Il a été très prenant, parfois stressant, mais quel joli challenge, qui m’a tellement appris! Je ne pensais pas un jour arriver à réaliser ce type de projet. Ce fut juste magique de voir apparaître petit à petit, ce que j’avais en tête.^^

IMG_20180204_111900

Il clôture aussi d’une jolie façon ma garde-robe capsule 2017.

A très bientôt pour un petit debrief à ce sujet ! 😉

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Une jupe-culotte

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Il y a des projets comme ça, qui sont réellement difficiles à réaliser. Ce ne sont pas forcément les plus complexes d’ailleurs. Et je ne saurais pas vraiment dire pourquoi, celui, que je vous présente aujourd’hui, l’a été.

Tout à commencer il y a deux ans, quand j’ai découvert le joli patron de Secondo piano. Il m’arrive assez rarement d’avoir un coup cœur pour un patron. Mais là, j’en ai eu un gros en découvrant cette jupe-culotte : taille haute, avec des plis creux, ajustée à la taille. J’ai trouvé ce modèle très élégant dans ce sublime tissu et les photos en noir et blanc parfaitement réussies. Le patron étant gratuit, je me suis empressée de le télécharger, pensant le réaliser très vite :-).

Mais les jours et semaines sont passés et d’autres projets plus importants sont arrivés. Il faut aussi dire que j’attendais le bon moment pour le réaliser. Je me demandais également si ce type de vêtements pouvait m’aller et quel type de tissu était le plus adéquat pour ce patron… Bref, je me suis une nouvelle fois entourée d’une multitude d’interrogations. 🙂 Heureusement, quelques temps après, le challenge Garde-robe capsule 2017 est arrivé. Il m’a semblé que ce projet trouverait totalement sa place dans ce défi. Il fut d’ailleurs un des premiers à figurer sur ma liste : la jupe serait une jupe-culotte Galleria.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Mais (2ème mais 🙂 ), malgré ce challenge, j’ai eu du mal à me mettre à coudre. Et ceci, certainement, en grande partie à cause du tissu. J’en avais trouvé un, mais qui, une fois acheté et lavé, m’a semblé bien trop rigide. Un peu démotivée, j’ai mis du temps avant de me remettre à chercher. Finalement, j’en ai trouvé un autre chez Toto tissus : plus souple, bleu foncé, avec des motifs dorés.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Il a fallu attendre encore un mois, avant que l’envie de le réaliser arrive. Je souhaitais porter ma jupe-culotte pour la fête de Noël, organisée par mon entreprise. L’échéance étant proche, je me suis enfin mise à couper mon tissu 🙂 .

Avant de découper, j’ai eu du mal à comprendre si les marges étaient incluses ou pas. En comparant les schémas du plan de coupe et les pièces du patron, il m’a semblé qu’effectivement elles étaient comprises. Vu qu’au final, j’arrive à rentrer de dedans, je ne pense pas m’être trompée. 🙂 Par contre, point à retenir : les marges ne sont pas identiques pour toutes les coutures. Il est donc important de se reporter au plan de coupe.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Certainement par flemme de lire l’anglais (ce n’est définitivement pas la couture qui va m’aider à progresser 🙂 ), j’ai assemblé les pièces sans vraiment suivre la notice. Il faut dire, que le montage est assez classique : réalisation des poches et des pinces, assemblage des jambes, montage de la fermeture à glissière, puis réalisation de la ceinture et des ourlets.

Le patron est proposé entièrement doublé. Dans mon cas, je n’ai pas vu la nécessité de le faire. Le nombre de pièces fut donc assez limité : 2 devants, 2 dos, 6 pièces pour les poches et la ceinture.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Lors de l’essayage, la taille était un peu trop serrée. Les marges de couture étant de 2 cm sur les côtés, j’ai pu facilement réajuster à ma taille.

Par ailleurs, si j’ai bien compris, la fermeture invisible devait être positionnée dans le dos. J’ai trouvé cela plutôt étrange pour un pantalon. Ayant trop peur qu’il s’ouvre lorsque je m’assois, j’ai mis la fermeture sur un des côtés.

SAMSUNG CAMERA PICTURES

J’ai beaucoup hésité à finir ce pantalon, trouvant le rendu pas top sur moi lors des essayages. J’ai d’ailleurs abandonné l’idée de le porter lors de la fête de Noël, préférant me rabattre sur une robe bien plus facile à porter.

Le challenge Je couds ma garde-robe capsule m’a, toutefois, permis de mener ce projet jusqu’au bout. Terminé il y a une dizaine de jours, je n’ai pas encore eu l’occasion de le tester. Avec ces larges pattes, il me semble plutôt très agréable à porter. Je suis assez surprise du rendu sur photo et je trouve que ce pantalon est finalement plutôt élégant, porté avec des chaussures à talon.^^

SAMSUNG CAMERA PICTURES

Pour terminer ma garde-robe capsule, il ne me reste maintenant plus qu’une carte à retourner : réaliser un manteau. Il s’agira certainement du plus gros projet jamais réalisé… Commencé fin novembre, il avance doucement. Je ne me mets pas de timing pour le terminer, même si j’aimerai beaucoup le porter un peu cet hiver. Mais cela risque d’être compliqué, si je continue à être aussi exigeante avec moi-même. Je viens de recommencer mes poches pour la 3ème fois… Bref, je m’égare, il s’agit là d’une autre histoire. 🙂 Je reviendrai par ici pour en parler, dès que j’aurai terminé.

En attendant, en ce début 2018, je tiens à vous souhaiter une jolie année, remplie de petits et/ou grands projets^^.

A bientôt ! 🙂